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Les Réserves de biosphère méditerranéennes mettent en œuvre des solutions hydriques adaptées localement grâce au projet RES-MAB

Les communautés locales, les chercheurs et les institutions unissent leurs efforts pour faire face au changement climatique à travers des solutions fondées sur l’approche WEFE Nexus, améliorant la gestion de l’eau tout en préservant les écosystèmes, l’agriculture et les moyens de subsistance locaux. La rareté de l’eau, les sécheresses et le changement climatique exercent une pression croissante sur la région méditerranéenne. Cependant, les défis liés aux ressources en eau varient fortement selon les territoires. Alors que l’aridité extrême et les sécheresses récurrentes affectent la Réserve de biosphère de l’Arganeraie au Maroc, les zones humides et lagunes du delta du Pô en Italie font face à la montée du niveau de la mer, à l’intrusion saline et aux inondations irrégulières.

En réponse, le projet RES-MAB soutient les Réserves de biosphère de la région dans la mise en œuvre de solutions concrètes et adaptées localement pour améliorer la gestion de l’eau tout en préservant les écosystèmes, l’agriculture et les moyens de subsistance.

Dans la Réserve de biosphère de l’Arganeraie (Maroc), de nouvelles infrastructures hydrauliques sont développées pour renforcer la résilience face à la sécheresse, notamment la construction de réservoirs et bassins de stockage, l’installation de systèmes d’irrigation goutte-à-goutte et l’utilisation d’outils technologiques pour optimiser l’efficacité de l’irrigation.

Dans la Dana Biosphere Reserve, le projet contribue à améliorer les ressources en eau à travers plusieurs interventions, notamment la réhabilitation de canaux ancestraux tels que le canal historique d’Al-Bayda, et l’amélioration de la disponibilité de l’eau provenant des sources locales pour soutenir les écosystèmes et les communautés.

Dans la Réserve de biosphère de Jabal Moussa (Liban), les partenaires cartographient les sources d’eau et restaurent les infrastructures hydrologiques traditionnelles, tout en formant des travailleurs locaux aux techniques de restauration.

Dans la Réserve de biosphère des grottes de Škocjan (Slovénie), le projet promeut la collecte des eaux de pluie et sensibilise à l’agriculture durable et aux cultures adaptées nécessitant moins d’eau.

Dans la Réserve de biosphère du Mont-Ventoux (France), les agriculteurs testent des pratiques agroécologiques améliorant la rétention d’eau dans les sols, tandis que les viticulteurs contribuent en réduisant la consommation d’eau et en recyclant les bouteilles.

Dans la Réserve de biosphère du delta du Pô (Italie), le projet renforce la coopération entre municipalités, associations de pêche et autorités de l’eau pour améliorer la gestion des écosystèmes lagunaires.

Dans la Réserve de biosphère de l’Alto Bernesga (Espagne), l’élevage extensif dépend de sources et points d’eau qui servent également d’habitats pour de nombreuses espèces.

Le projet RES-MAB, mis en œuvre de 2024 à 2027 et financé par la PRIMA Foundation, est dirigé par le Forest Science and Technology Centre of Catalonia (CTFC) et rassemble dix partenaires liés aux Réserves de biosphère de l’UNESCO en Espagne, Jordanie, France, Italie, Slovénie, Maroc et Liban.

Le projet transforme sept sites en « laboratoires vivants » pour tester des solutions innovantes eau-énergie-alimentation-écosystèmes. Il s’appuie sur une approche holistique favorisant la résilience et l’adaptation au changement climatique.

Parmi ses objectifs figurent le développement d’un outil de modélisation socioécologique WEFE, l’intégration dans les politiques publiques, la co-création de solutions adaptées et l’évaluation de leurs impacts.

Le projet promeut également des solutions de marché durables et s’appuie sur des initiatives telles que la MedMAB Network et UNESCOMED, renforçant la coopération et la continuité.

En favorisant des paysages résilients et un développement durable, RES-MAB contribue à la sécurité alimentaire, à la gestion de l’eau et de l’énergie, à la conservation de la biodiversité et à l’amélioration des moyens de subsistance.

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